Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenue

  • : Le monde des songes
  • Le monde des songes
  • : roman jeunesse fantasy merveilleux
  • Contact

actualitessourceauxtoiles.gif

 

Cliquer sur l'image

 

 

COUVsource étoile

Cliquer sur l'image

 

mondedessonges

Cliquer sur l'image

 

DES NOUVEAUX ARTICLES EN FIN DE BLOG POUR UN NOUVEAU ROMAN...

 

 

 

 

 

 

 

 

facesae.png

facmds.png

facemjo.png

Archives

Avis de l'auteur

J'aime dessiner et peindre, et j'avais envie d'écrire une histoire depuis longtemps. Pourquoi ne pas faire un album, me suis-je dit un jour ? Mais l'écriture a pris le pas sur le dessin et mon album s'est transformé en roman... malgré moi. J'espère que Le Monde des Songes t'apportera beaucoup de plaisir et te fera rêver.

« Écoute ton coeur.

Il connaît toute chose, parce qu'il vient de l'Âme du Monde, et qu'un jour il y retournera. »

Paulo Coelho, extrait de L'Alchimiste

« On est ce que l’on fait »

     André Malraux

ACTUALITES

 - Salon Scientilivres à Labège week-end du samedi 15 et dimanche 16 octobre 2011

 - Roman disponible en librairies, Fnac, Cultura, Virgin, grands magasins, amazon, fnac.com, alapage...

 - Possibilité de commander directement aux éditions Micmac : lien commande

Remerciements

Les éditions Mic-mac : Editions Mic_Mac

Xavier Collette pour la couverture du Monde des Songes : Coliandre

Laure pour le concours organisé en juin sur : delautrecotedumiroir

Lili, LIAS 32 pour son commentaire sur le site de la FNAC : FNAC

Denis Sigur pour son article sur La Dépêche du Midi le 05/11/2010 : Denis

Majid Kaouah pour son interview sur Canalsud 92,2 FM : Joha

Michaël Espinosa pour son article dans Yozone : Michaël

Samantha pour son article dans son blog : Samantha

 

10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:25

 

 

 

       

LES POUSSIÈRES DE FEU

        

 

 

 

Marie-José Ségura

majo@mjsegura.fr

www.lasourceauxetoiles.com

 

« On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix. »

Joseph O’Connor, écrivain irlandais.

 

  PROLOGUE

 

- Agapande ! Agapande, où es-tu ? Mais enfin, réponds !

Pourquoi est-ce que j'avais accepté ce jeu idiot ? Il consistait à fermer sagement les yeux et à compter jusqu'à trente avant de se retrouver au milieu de n'importe où.  Je ne reconnaissais pas du tout la prairie où je venais d’atterrir. Contrairement à ce que la règle de notre jeu stipulait, Agapande avait dû nous projeter très loin du village. 

Fort mécontente que ma camarade n’en fasse qu’à sa tête, je repartis à l'assaut de la végétation qui m'entourait. De plus, je la soupçonnais de changer de cachette afin de m’empêcher de la trouver. Je réussis à m’extirper des herbes hautes et piquantes qui me retenaient prisonnière. Constater que mes jambes étaient lacérées par leurs griffes fit grandir ma colère.

Le bruit d'une eau vive qui rebondit sur la roche guida mes pas jusqu'à une rivière. Près de la berge, une masse de cheveux sombres jouait avec les rayons du soleil. Je m’approchai et m’écriai, hors de moi :

- Agapande, pourquoi ne réponds-tu pas quand je t'appelle ? Tu as réussi à me mettre hors de moi !

- Parce que je suis occupée. Tu sais que je déteste parler dans ces moments-là. Depuis le temps que tu me connais, tu devrais le savoir, Aïda.

- Je croyais que nous devions rester près d’Harahélin. Tu me l'avais promis. Je dois rentrer tôt aujourd’hui. Où nous as-tu transportées cette fois ? Cherches-tu le courroux de ta mère ? Et qu'essayes-tu de cacher derrière ton dos ? Montre !

- Tu n'as pas un peu fini avec toutes tes questions ? Tu m'as trouvée, je déclare que tu as gagné la partie. Maintenant, laisse-moi.

Je saisissais vivement son bras et tentai d’ouvrir sa main.

- Je veux voir ce que tu essayes de me cacher. Et surtout ne t’avise pas de disparaître.

- ...

- Quelle horreur ! Libère-le immédiatement.

- J'étais sûre de ta réaction, voilà pourquoi je le cachais. Pfff, tu ne changeras jamais, ma pauvre Aïda ! Toujours à protéger la nature et ses bestioles. Cette bague est magnifique et je ne libèrerai pas ce papillon qui n’est pas moins qu’un insecte insignifiant parmi d'autres. Un de plus, un de moins, où est le problème ? Grâce à moi, le destin de celui-ci devient pour le moins original !

Je suffoquai d'indignation.

- Mais enfin, il souffre, épinglé ainsi ! Tu n’as pas même pris la précaution de le tuer. Vraiment, tu es très cruelle !

- Justement ! En gardant le papillon vivant, le bijou devient inattendu et criant de vérité, fit Agapande.

Elle afficha une moue bête et admirative tandis qu'elle agitait son œuvre sous mon nez. Elle insista :

- Regarde comme ses efforts pour se libérer rendent la bague intéressante. Tu ne comprends rien.

- Ta bague est affreuse et morbide, bien au contraire. Libère tout de suite ce malheureux insecte !

- Tu n'as aucune imagination, Aïda. Parfois, je me demande pourquoi je te fréquente alors que ma mère m'interdit de côtoyer les lutins. Sais-tu qu’elle prétend que les fées sont plus évoluées que les lutins ?

- Tu restes avec moi tout simplement parce que tu aimes aller à l'encontre de ses ordres et de ses consignes. Si tu veux mon avis, elle se doute que l'on se voit et compte sur moi pour t'empêcher de faire les mille bêtises qui te passent par la tête. Comme cette dernière lubie par exemple. Maintenant, relâche cette bête !

- Tu m’ennuies à la fin. Voilà ce que je fais de ton microbe !

Agapande retira vivement la bague de son doigt pour la jeter au sol. Elle l’aplatit d'un mouvement vif du pied. À cet instant, une voix nous fit toutes deux sursauter.

- Toujours aussi mauvaise, la petite peste !

- Anauelle ? Lauviah ? Que faites-vous ici ? s'insurgea Agapande en affichant une moue contrariée.

Elle était visiblement plus ennuyée de voir surgir ses sœurs aînées que d’être prise en faute.

- Notre mère nous envoie te chercher, fit Anauelle.

Elle se tourna vers moi.

- Aïda, comment peux-tu fréquenter ce scorpion ? N'as-tu donc pas d’ami plus sympathique parmi ton peuple ?

Je pris mon air buté.

- Agapande n'est pas aussi mauvaise qu'il y paraît. Elle n’est encore qu’une enfant qui ne comprend pas toutes les règles. Il faut lui donner du temps pour mûrir.

Ma réponse parut surprendre la fée car elle retira la main qu’elle posait sur mon épaule. Bizarrement, je croyais ce que je venais de dire. Une fois de plus, je ne pouvais m'empêcher de défendre Agapande. Pour tout avouer, je pensais que mon amie se débattait tant bien mal contre un mauvais instinct, hérité d’on ne sait qui. J’étais persuadée qu’il fallait rester patient à son égard.

Elle vociféra et trépigna de colère sur les restes du papillon.

- Qu’est-ce qu’il te prend, Aïda ! Je ne suis pas une enfant, tu m'entends ! J'ai quatorze ans. Ce n'est pas parce que je suis la plus jeune de vous toutes que je dois être traitée comme une attardée !

Elle ajouta méchamment en me repoussant :

- Après tout, toi la lutine, tu n’as que deux ans de plus que moi !

- On pourrait presque croire que tu es raisonnable, minauda Anauelle. Personne ne te traite comme une demeurée, pauvre imbécile ! gronda-t-elle soudain en se redressant de toute sa hauteur pour dominer la cadette. Cela suffit ! Je dirai à mère ce que tu as fait subir à ce pauvre insecte, et tu seras punie.

- Non, ne la dénonce pas ! intervint aussitôt Lauviah qui se montrait souvent la plus douce des deux aînées. La petite risquerait de se venger sur un de nos animaux familiers.

- Oui... tu as malheureusement raison... soupira sa sœur en affichant une moue de mépris. Vous rendez-vous compte ? Ce petit démon nous fait manger dans sa main. C'est incroyable et insupportable !

- Cela ne durera pas, murmurai-je. À force de lui faire entendre raison, elle deviendra meilleure, j’en suis certaine.

Je jetai un regard compatissant vers la mine renfrognée d’Agapande tout en frémissant : elle m’adressait un sourire féroce, plein de satisfaction. L’envie de la gifler m’effleura un instant, tandis que je me demandais si l’avenir allait me donner raison. Son regard de vipère semblait si naturel.


Le réveil

1

 

Un rayon de soleil s'allongea sur le bord de la couette et parut vouloir s'y attarder. Puis il se déplaça pour tapoter la paupière veloutée de la souris. N'obtenant pas de réponse, il roula sur lui-même et vint se lover dans le creux d’une oreille velue, large comme une feuille de chou. Elle frétilla alors sous la chaude caresse.

Aïda ouvrit un œil, puis l’autre. Pendant une minute, elle se sentit jeune fille, joyeuse, amoureuse de la vie, prête à embrasser le monde. Bref, aussi heureuse qu'on peut l'être à seize ans et que l’on est une jolie lutine. Ses yeux glissèrent vers une patte aux griffes acérées. Ils louchèrent ensuite sur un long museau humide au bout duquel des moustaches tremblotaient. Brusquement, la réalité la rattrapa : elle n’était plus une jeune adolescente, mais le druide d'Harahélin. Elle avait trente-deux ans et vivait dans le corps d’une vieille souris. Corps qu’elle traînait avec elle depuis plusieurs années. Exactement depuis le jour où Agapande lui avait jeté un mauvais sort, quelques heures après la naissance de ses jumeaux.

Aïda tira le drap jusqu'à ses yeux pour éponger les larmes qui avaient surgi à son insu à l’évocation de ce triste souvenir. Son cœur gigota de douleur tandis qu’une question traversait son esprit. Pourquoi venait-elle de rêver de cette scène de jeunesse aux côtés de la fée ?

Agapande... son amie d'enfance, son ennemie d'hier.

Son regard s’attarda sur un grand livre posé sur le chevet. Quelle idée de lire quelques passages de son journal intime, juste avant de s’endormir. La voilà l’explication de ce rêve absurde, qui n’était que l’un des nombreux épisodes de sa vie.

Désirant se lever, Aïda rejeta l'édredon d'un coup de patte vigoureux. Mais, une grande lassitude s'empara aussitôt d’elle. Sa tête retomba lourdement sur l'oreiller. Depuis son retour du monde des humains, quelques semaines plus tôt, chaque journée devenait de plus en plus difficile à supporter. À croire qu'elle avait laissé une part d'elle-même, là-bas, dans le Monde Extérieur. Elle devait se rendre à l’évidence. Son corps vieillissait chaque jour davantage. Elle en était maintenant persuadée.

Après plusieurs efforts, la souris réussit à sortir de son lit. Elle avança vers un grand miroir, en traînant des pieds. La glace lui renvoya son détestable reflet. Qu’espérait-elle ? Voir son joli minois d’antan ?

Ce matin, son museau semblait pourtant différent. Intriguée, elle ajusta ses lunettes de vue. Ce qu'elle découvrit alors la fit reculer d’effroi. Manifestement, non seulement ses traits s'étaient affaissés durant la nuit, mais des rides nouvelles s’étaient creusées, son poil avait terni, ses dents se déchaussaient davantage et pour finir, sa truffe pendait lamentablement. Quant à son corps. Il était crispé, tordu, voûté, tout recroquevillé sur lui-même. Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même.

Les mains tremblantes, Aïda enfila sa soutane en laine. Des larmes se mirent à rouler le long de ses joues et rejoignirent ses moustaches, avant de les coller. Cette fois, elle ne chercha pas à les faire disparaître car elle avait trop besoin de laisser aller la souffrance qui gonflait sa poitrine et l’oppressait. La souris plongea le museau sur le premier coussin venu et pleura tout son saoul, dans des convulsions étouffées. Sa tête explosait.

Il n’y avait plus aucun doute : son âge avançait à grande vitesse. Cette nuit, elle venait de passer un seuil. Elle allait bientôt mourir. Ce n'était peut-être plus qu'une question d’heures.

Elle en était certaine.

Comment allait-elle affronter le regard des autres aujourd'hui ?     

Particulièrement aujourd'hui...

 

Les retrouvailles

2

 

On frappa à la porte.

Aïda ne répondit pas.

On frappa de nouveau. Plus fort cette fois.

- Ça va... ça va... j'arrive ! maugréa-t-elle tout en réfléchissant très vite.

 

 


 


Partager cet article

Repost 0
Published by Marie-Jo
commenter cet article

commentaires

Carla 29/05/2013 11:57

Merci de m'avoir donné le livre en avant première, je l'ai eu hier et je viens de la finir. Il est tellement bien qu'on ne peut se détacher de lui! Merci encore pour ta dédicace, elle est très
belle. Je trouve aussi que la couverture est SUPERBE!
Si jamais vous voyez ce livre quel que part, n'importe où tant qu'il est vendu, n'hésitez pas, achetez le sans hésiter!!

Marie-Jo 29/05/2013 19:16



Je ne comprends pas comment tu as pu lire le roman en 24 heures ?! Même moi, je crois que je n'en suis pas capable. Je suis très heureuse de savoir que tu l'as aimé autant. Alors, n'hésite pas à
en parler autour de toi. Mais sa sortie n'est prévue que vers le 20 juin. Tes amies peuvent quand même le réserver pour être servies dès qu'il sera là.
Grosses bises.
Marie-José



emeline 11/04/2013 17:43

merci je vais essayer de trouver la source aux etoiles et me plonger dedans

Marie-Jo 11/04/2013 17:53



Ok Céline. Tien-moi au courant. Bises MJO



Emeline 24/03/2013 16:56

Il as l'air super!!est-ce que vos livres on peut les trouver par exemple à cultura?

Marie-Jo 24/03/2013 17:09



Oui Emeline, sinon ils te le commandent. Tu l'as aussi sur Internet à Amazon / livres ou Fnac.com ou decitre ou Priceminister je
crois



Bises



MJO



clara 19/01/2013 16:50

salut j'adore le debut de ton nouveau livre il me tarde qu'il paraisse et je vais allez signer la "petition"et quand il sortira j'irai l'acheter pour moi et ma soeur.quand il sortira tu pourras me
faire une dedicace?
merci :)

Marie-Jo 19/01/2013 17:56



Bonjour Clara


Ah tant mieux si elle te plaît. As-tu deviné comment je m'y prends pour écrire une histoire qui a lieu avant le Monde des songes et que les jeunes Odin, Pilgrin et Ysline naissent, et comment ils
peuvent être encore présents dans mon histoire ? Et c'est bien sûr OK pour la dédicace. Bises. MJo



léa 11/01/2013 19:02

une amie ( Rachel) m 'as donner le mondes des songes et je l 'ai adorer et j 'ai lus l 'autres alors je suis super contente et j ' espère que qu'il sortira bientôt

Marie-Jo 12/01/2013 11:48



Bonjour Rachel


 


Merci pour ton enthousiasme. Il ne sortirait que fin 2013 si j'ai bien compris. Ca fait loin. Je pense que si vous êtes plusieurs à demander aux éditions DG-diffusion d'avancer sa parution, ils
risquent de dire oui. Toutefois, c'est eux qui décideront de ce qu'il convient de faire. Il faut aller sur www.dgdiffusion.com/fr/nous-contacter/contact.html


Bises


Marie-José